- Neuf tableaux acoustiques

Le tableaux principal: "La Porte de l'Extase", composé de quatre panneaux, surmonté d'un cinquième: "La Voie Royale". Cet ensemble comprend environ mille cinq cents LEDs câblées à la main qui s'animent  par l'action de la musique. La peinture comprend quatre niveaux visibles suivant l'éclairage.

Huit tableaux sur les murs et au plafond, fixés par des goujons métalliques assurant une liaison solide et détachée du mur. Ils assurent un décor pictural en lumière blanche,  reprenant la structure du tableau principal agissant sur le son. Ils sont aussi des luminaires procurant un éclairage en LEDs, dans une composition artistique, spécialement adapté à l'écoute de la musique.

Tous ces tableaux sont enduits de quinze à vingt couches de différents vernis qui, par les tensions produites, les transforment en gigantesques haut-parleurs passifs plongeant l'auditeur dans un environnement acoustique d'un réalisme à couper le souffle.

- Un système de son conçu spécialement

"Mister i et Lady o" les sculptures de son, ou enceintes acoustiques. Elles ont la particularité de fonctionner avec un seul haut-parleur dit "large bande", par enceinte, et capables de reproduire fidèlement les graves et les aigus ce qui procure un réalisme sonore impossible à atteindre avec les enceintes traditionnelles. Leur forme est la résultante de l'écoulement de l'énergie sonore dans  la matière suivant les principes dynamique, statique et aérodynamique.

Les câbles de liaisons, identiques pour la connexion avec l'amplificateur ou entre les appareils y compris les micros d'enregistrement, reprend une architecture très ancienne mais oubliée. Ils sont en cuivre désoxygéné recouvert d'argent et assemblés à la main.
L'habillage des appareils a pour but de protéger l'électronique des vibrations parasites
aériennes ou venant du sol, et limiter celles qu'ils renvoient dans la salle.

- L'acoustique de la salle

Contrairement aux habitudes de la profession qui s'intéresse en priorité à la fréquence de résonance de la pièce, le principe développé ici n'en tient pas compte car il accorde la priorité au traitement d'une très grande subtilité des harmoniques et des ondes stationnaires indésirables.

Contre ces dernières quatre colonnes sont disposées le long du mur de fond, surmontées de volumes inclinés afin de les disperser le plus largement possible.

L'ensemble de la pièce est recouvert d'une sorte de peau, pouvant être préfabriquée en atelier, constituée de divers matériaux inusités en acoustique et variant en épaisseur et en composition suivant l'emplacement dans la salle. La partie apparente est en cuir synthétique enduite de différentes sortes de vernis.

- Le mobilier
 
Les sièges de type cinéma ont été remaniés un grand nombre de fois afin que leur présence n'altère pas la reproduction du son et compense le manque éventuel d'auditeur.

Les tables acoustiques . Une au centre de la pièce est conçue pour disperser les ondes acoustiques et supporter une boule miroir à facette à la double fonction de dispersion acoustique et lumineuse. Une deuxième derrière les spectateurs sert de support au matériel d'enregistrement et à équilibrer le niveau des graves.

- L'éclairage

Les "Perles de lumière" disposées dans les angles projettent sur la boule miroir du centre un effet animé en musique donnant l'impression d'une grêle.

Le "Kalioscope" est une batterie de projecteurs assez simple, mise au point après de nombreux essais, destinée à éclairer la "Porte de l'Extase" et créer des ambiances lumineuses différentes, y compris l'éclairage général de la salle.

Descriptif

Habituellement, quand les spécialistes en acoustique traitent une salle, ils commencent par mesurer la fréquence de résonance de cette pièce, puis par de savants calculs, ils vont déterminer le volume de matières absorbantes, généralement de la mousse acoustique ou de la laine de verre, qui fera disparaître cette résonance parasite. C’est un volume très important réparti à différents endroits suivant la technique propre à chaque spécialiste. Pour compenser le son très étouffé obtenu, ils vont répartir des panneaux réfléchissants, souvent en bois, en fonction de leur recette personnelle. Le volume libre utilisable sera réduit en importantes proportions et il faudra utiliser des amplificateurs de forte puissance, très coûteux, pour entendre la musique à un niveau réaliste.

Le principe développé par Alain Gabriel Bisson est tout autre: Il ne nécessite aucune mesure. Au lieu de s’attaquer aux fréquences, il agit sur un élément très subtil qu’il pense être les harmoniques du son.

Dans sa pièce, seul le sol est absorbant de façon conséquente, mais de seulement deux centimètres d’épaisseur, et aussi réfléchissant comme toutes les parois et le plafond. Tous les murs et le plafond sont recouverts d’une « peau » d’épaisseur variable suivant les endroits. Cette peau est constituée d’un sandwich de différents matériaux disposés dans un ordre très précis, avec en partie apparente du cuir synthétique recouvert de plusieurs couches de vernis particuliers.

Elle est constituée de panneaux aux caractéristiques différentes suivant leur emplacement, de petite taille pour être posés par une personne seule et préfabriqués en atelier. Leur épaisseur, 3 mm, 12 mm, 20 mm, ne diminue le volume libre de la pièce que de façon négligeable. Comme la salle est entièrement réfléchissante, un amplificateur d’une quarantaine de watts est largement nécessaire pour obtenir un niveau réaliste dans la pièce. A l’extérieur, on n’entend presque rien. On est dans une BULLE ACOUSTIQUE.

Ces panneaux sont réfléchissants mais aussi absorbants progressivement. En fait, ils se comportent en filtres qui conservent l’énergie rayonnée par les haut-parleurs, augmentée de la réflexion des parois qui devrait polluer le son comme dans une pièce vide, mais au contraire, ils « réajustent » les harmoniques « martyrisées » par le choc sur les murs. Ce qui importe le plus, c’est leur état de surface. L’écoute finale donne l’impression de présence très réaliste, que les murs de la pièce ont disparus et que l’espace auditif s’est agrandi aux dimensions de la salle d’enregistrement, tout particulièrement perceptible sur les orchestres symphoniques.

Tout ce qui est dans l’Extasium influe sur le son. Il a fallut mettre au point deux types de tables : une au centre faisant office de déflecteur pour renvoyer le son dans toutes les directions, et une autre derrière les auditeurs. Il fallait éclairer cet espace. Quand on va dans les auditoriums de ventes, ou les studios d’enregistrement, on a un éclairage d’une très grande banalité pour écouter la musique. Peu de gens peuvent écouter dans le noir et surtout pas un public. A la suite de ses recherches en, Alain Gabriel Bisson a conçu des tableaux-panneaux d’éclairage spécialement pour écouter la musique dans une ambiance la plus agréable. Ils donnent une lumière douce d’une qualité très différente des lampes à filament, halogène, quartz ou néon, en composition artistique de couleur rappelant de très beaux vitraux. Ils utilisent des LED, ou diodes lumineuses. Cet éclairage à la pointe du progrès matériel et artistique, est très écologique et économique puisqu’il consomme très peu d’énergie, ne chauffe pas, ne s’use pas. Ecouter la musique dans cet éclairage donne une sensation féerique très apaisante et relaxante, d’autant que les boîtiers sont traités de telle manière qu’en plus ils améliorent la qualité du son.

La toile synthétique est tendue à l’extrême par de nombreuses couches de vernis ce qui fait que ces boitiers se comportent comme autant de haut-parleurs passifs qui, loin de polluer le Son, augmentent considérablement la dynamique et donc le réalisme sonore.

On les appelle Sound Sculptor et peuvent être utilisés dans n’importe quelle pièce dont ils améliorent la reproduction musicale.