Huit tableaux acoustiques

Le tableau principal, « La Porte de l’Extase » est composé de quatre panneaux de 1,20m de côtés chacun, soit 2,40m x 2,40m. Il est surmonté d’un cinquième, « La Voie Royale » de 1m x 1m. Cet ensemble comprend environ mille cinq cents LEDs câblées à la main qui s’animent en musique grâce à une multitude de modules électroniques conçus spécialement. La peinture comprend quatre niveaux très différents chacun qui n’apparaissent qu’en fonction de l’éclairage, blanc, en couleur, fluo ou phosphorescent dans le noir.

Sept tableaux sur les murs latéraux et au fond sont fixés par des goujons métalliques assurant une liaison solide et détachée du mur de 2cm. Ils ont plusieurs fonctions:
—La première est un décor pictural en lumière blanche reprenant la structure du tableau principal.
—La deuxième est d’apporter un éclairage très doux en couleur pour écouter la musique utilisant des LEDs placées derrière la toile dans une composition artistique.

—La troisième, et principale, est de sculpter le son de manière à donner l’illusion que les murs ont disparu acoustiquement. C’est pourquoi ces tableaux ont été baptisés « Sound-Sculptor ».

La toile de tous ces tableaux est enduite devant et derrière de quinze à vingt couches de différents vernis qui, par les tensions produites, se transforment en gigantesques haut-parleurs passifs plongeant l’auditeur dans un environnement acoustique d’un réalisme à couper le souffle.

Les boitiers des Sound-Sculptors sont aussi recouverts intérieurement et extérieurement de nombreuses couches de « vernis » spéciaux inconnus dans l’univers du son.

Jusqu’aux goujons de fixations qui sont entourés de cuir synthétique recouvert de plusieurs couches de ces vernis spéciaux.
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Un système de son conçu spécialement

Les enceintes acoustiques sculptent le son activement. Elles représentent deux personnages: « Mister i et Lady o ». Leurs yeux représentent ceux de l’artiste et de sa filleul Mélodie. Elles ont la particularité de fonctionner avec un seul haut-parleur dit « large bande » par enceinte. N’ayant aucun filtrage elles donnent un son parfaitement cohérent. Elles procurent un réalisme sonore impossible à atteindre avec les enceintes traditionnelles qui utilisent plusieurs haut-parleurs avec des filtres très perturbant quand on souhaite un son qui fasse VRAI.

Leur forme est la résultante de l’écoulement de l’énergie sonore dans la matière et dans les volumes suivant les principes dynamique, statique et aérodynamique appliqués par Alain Gabriel.

Une attention particulière a été apportée au traitement des surfaces internes et externes  qui sont recouvertes de plusieurs couches de vernis spécial comme tout le reste de la salle. Ceci assure une très grande impression de VRAI à l’écoute.

Les câbles de liaisons — entre l’ampli, le lecteur CD, les enceintes où ils sont soudés à l’argent directement sur les haut-parleurs modifiés, y compris les micros d’enregistrement de très haut niveau—  sont réalisés à la main et sont tous identiques pour que le son ne soit pas altéré par différents modèles. Ils reprennent une architecture très ancienne mais oubliée de câbles rigides améliorés par l’utilisation de cuivre désoxygéné recouvert d’argent.

Les appareils électroniques sont recouverts d’un habillage qui a pour but de les protéger des vibrations parasites aériennes ou venant du sol et filtrer celles qu’ils renvoient dans la salle
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L'acoustique de la salle

D’habitudes les acousticiens professionnels s’intéressent en priorité à la fréquence de résonance de la pièce. Pour la supprimer, ils utilisent des matériaux très volumineux qui diminuent grandement l’espace disponible et le son obtenu parait plus ou moins étouffé.

Le principe développé ici n’en tient pas compte car il accorde la priorité au traitement d’une très grande subtilité  des harmoniques et des ondes stationnaires indésirables. Contre ces dernières, on a disposé quatre colonnes le long du mur du fond reprenant une méthode architecturale connue depuis l’antiquité. Elles sont surmontées en chapiteau de volumes inclinés. L’ensemble a pour but d’assurer une dispersion optimum de ces ondes indésirables.

L’ensemble de la pièce est recouvert d’une sorte de peau constituée de divers matériaux inusités en acoustique. Elle varie en épaisseur de très fin, 1mm environ derrière les enceintes à plus épais vers les côtés et plus encore vers le fond, environ 2cm. La partie apparente est en cuir synthétique peint et recouvert de neuf couches de différents vernis alternant le mat et le brillant suivant des endroits très précis et finement poncé
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Le mobilier
 
Les sièges provenant d’une salle de cinéma ont été remaniés un grand nombre de fois afin que leur présence n’altère pas la reproduction du son et compense le manque éventuel de spectateurs. Ils sont recouverts de la même peau que les murs avec les même couches de vernis.

Descriptif

Habituellement, quand les spécialistes en acoustique traitent une salle, ils commencent par mesurer la fréquence de résonance de cette pièce, puis par de savants calculs, ils vont déterminer le volume de matières absorbantes, généralement de la mousse acoustique ou de la laine de verre, qui fera disparaître cette résonance parasite. C’est un volume très important réparti à différents endroits suivant la technique propre à chaque spécialiste. Pour compenser le son très étouffé obtenu, ils vont répartir des panneaux réfléchissants, souvent en bois, en fonction de leur recette personnelle. Le volume libre utilisable sera réduit en importantes proportions et il faudra utiliser des amplificateurs de forte puissance, très coûteux, pour entendre la musique à un niveau réaliste.

Le principe développé par Alain Gabriel Bisson est tout autre: Il ne nécessite aucune mesure. Au lieu de s’attaquer aux fréquences, il agit sur un élément très subtil qu’il pense être les harmoniques du son.

Dans sa pièce, seul le sol est absorbant de façon conséquente, mais de seulement deux centimètres d’épaisseur. Tous les murs et le plafond sont recouverts d’une « peau » d’épaisseur variable suivant les endroits. Cette peau est constituée d’un sandwich de différents matériaux disposés dans un ordre très précis, avec en partie apparente du cuir synthétique recouvert de plusieurs couches de vernis particuliers. Tous les murs et le plafond sont donc réfléchissants.

Elle est constituée de panneaux aux caractéristiques différentes suivant leur emplacement, de petite taille pour être posés par une personne seule et préfabriqués en atelier. Leur épaisseur, 3 mm, 12 mm, 20 mm, ne diminue le volume libre de la pièce que de façon négligeable. Comme la salle est entièrement réfléchissante, un amplificateur d’une quarantaine de watts est largement nécessaire pour obtenir un niveau réaliste dans la pièce. A l’extérieur, on n’entend presque rien. On est dans une BULLE ACOUSTIQUE.

Ces panneaux sont réfléchissants mais aussi absorbants progressivement. En fait, ils se comportent en filtres qui conservent l’énergie rayonnée par les haut-parleurs, augmentée de la réflexion des parois qui devrait polluer le son comme dans une pièce vide, mais au contraire, ils « réajustent » les harmoniques « martyrisées » par le choc sur les murs. Ce qui importe le plus, c’est leur état de surface. L’écoute finale donne l’impression de présence très réaliste, que les murs de la pièce ont disparus et que l’espace auditif s’est agrandi aux dimensions de la salle d’enregistrement, tout particulièrement perceptible sur les orchestres symphoniques et les opéras.

La toile synthétique est tendue à l’extrême par de nombreuses couches de vernis ce qui fait que ces boitiers se comportent comme autant de haut-parleurs passifs qui, loin de polluer le Son, augmentent considérablement la dynamique et donc le réalisme sonore.

On les appelle Sound Sculptors.